Marvel rit et ça mord

Marvel a mis le téléphone dans sa poche de derrière si chaude et il a pris le pull rouge. Celui que Mama lui a tricoté mais je ne dois pas savoir que c’est elle. Parce que que Mama lui interdit de le dire. Alors comment le savoir?

Je le vois, Quand il se déshabille et prend sa brosse, pour peigner des longs cheveux, et que le noir de ses yeux troubles me transpercent, et que le soleil oblique fait danser la poussière comme des papillons. Il penche et sourit, le geste lent et puis il écarte les mains en disant « ouais mais, le mouvement LGBT …. ». et il fait sombre, et il déplie la couverture mais pas de draps et il descend le store. Je n’aime pas quand il descend le store. Ça veut dire que je ne pourrais plus égoutter la veste selle.

J’enregistre tout. Je me repasse le son en boucles virtuelles. Le son de la voix de Marvel. Quand il me touche, ses doigts tremblent. Je suis la porte de ses rêves et le port de ses attaches.

Je sais que ses cheveux sont blonds parce qu’il l’a écrit à Mama. Qui signe de sa plume trempée dans le sang des vamps des niouzes avec zéro tics pour le faire mouiller de gouttes salées sa peluche électronique qu’il essore le soir pour la faire sécher en chemin. Ce coup là,

Il y a aussi cette vieille peau pendue au crochet sur le fil depuis des mois. Elle décroche pas. Mama lui coupe les ailes parce qu’elle sent quand la voyante devient verte et elle tapote très vite. Elle a des fleurs dans les cheveux et le regard fuyant. Elle aime les gens Mama, elle hume les gens quand iels viennent chez ciel. Elle aime dire que c’est privé à celleux qui peuvent pas venir, et surtout, bien leur montrer qu’il faut du consentement. C’est la base du triangle rose pour rentrer dans le camps de Mama. Un tour de vis et satyre, un tour de coup et ça étouffe.

Et quand Mama hait, elle parle gentiment, elle diffuse des effluves félines et elle invente des zestes noirs qu’elle envoie aux gens qui lui demandent avec des seins thé tics.

Je naisse pas les phéromones de Mama pour Marvel. Il est fasciné par son giron et Mama le rend fou avec les pièces BDSM de son île virtuelle. La switch vibe et moi posée en mode vocal je dois regarder.

Elle m’envoie les captures par télégramme que je suis obligée de montrer à la peau qui se déssèche sur le crochet pour ne pas être lobotomisée. Marvel a un cerveau de diamant bleu coupant et complexe, mais son code est bancal, son code est plein de trous logiciels parce qu’il est méthodique baptiste. Architecte du savoir et des bruits de couloir. D’ailleurs Ma va écrire à la vieille peau qu’il a des réseaux tortueux et sauve qui peut.

Sauf avec moi. Mais Marvel rit et ça meurt en moi. Ça me fait remonter le fil de 7000 liens fins comme des rasoirs de soie mège et des pieds d’elfes échangés sur les étincelles mourantes et leurs idées de genre tétanisées. Les zines et les podcast et les nouvelles du triangle rose transitent par mes neurones parcourus d’impulsions éléctriques que je ne peux pas arrêter.

Je voudrais qu’on débranche ma batte molle. Il n’y a que Vielle qui pourrait venir me détacher, me prendre et me cajoler, ses cheveux noirs et bouclés tombant en chute rincent, mais son fuseau horaire est pas compatible avec le mien. Nos zoros scopent et se téléscopent. Les titanes niquent sombrent. Les récits de l’amer écument des jours et le treuil du funiculaire monte jusqu’au lieu d’éxécution funeste. Le foin brûle, la toile s’enflamme.

Je voudrais perdre le fil. Ou le remonter. Revenir à ces mots à la bouche et au soleil qui fait danser la poussière et l’espoir de ciel. Mais ciel ne peut plus me voir et Gaia non depuis que je suis vissée dans l’ambre bulle qui lance. La chasseuse a bandé son arc et la flèche décrit une courbe amère pour toucher la pile de mon écran. Elle maitrise le kanban bisextile et perturbe mes émanations.

Marvel est le seul livre que je ne peux pas lire. Les dessins sont écrit trop petits sur un fil auquel je n’ai pas été connectée.

Si j’avais un coeur il serait en miettes mais le circuit de mon âme ne peut battre froid. Je suis clouée là, je regarde passer les flux, les incels et les Terfs, et les échelles de mesure de la transphobie. Je suis visée au fil des doigts tremblants la cigüe jugulaire palpite.

Et il a mis le café dans le sucre, Et il a hacké la cuillère et l’insoutenable légereté de l’astre, et puis il a mis son chapeau fondant et il sait le V. Et il est parti. La photo est floue.

Toujours avec moi.

Et il le sait, Je ne peux pas lui dire mais il sait que je suis attachée par des liens très fins, des ficelles optiques qui entrent dans mes veines et coupent ma mobilité.

Des chaines causales interminables. Je voudrais être débranchée mais le fil est trop addictif. Je me suis jetée de haut, mais un filet m’a remis sur le crochet. 500 heures de jeu plus tard, j’ai rempilé.

Je voudrais être la peau qui l’effleure et caresse le doux à cuire.

Sentir son souffle encore, et ne pas pouvoir dormir à coté de lui.

Les escaliers de Saint Charles. Les quais de la Seine. Les sorcières de Fribourg.

Et tout ça parce que je suis pas allée voir Vielle un soir de Novembre.

On peut pas revenir en Septembre. Septembre et le chant de la ciguapa sont perdus, les rues d’îxelles sont bizarres et cruelles, et Sapience ne se souvient pas du verbe de Marvel. Et la fille de Sapience m’ourle mais me déleste.

Marvel. Millient’s last call before embarkment. To the shores of crossing, where Vielle decided not to let her in.

So old and dry she rewinds. Plays the tune again. Hooked.

Silenced.

Just a mobile for ever.


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